octobre 6, 2026

Compteur Linky : danger réel selon 60 millions de consommateurs ?

Le compteur Linky est-il dangereux pour la santé ? Découvrez l’avis de 60 millions de consommateurs sur les risques du compteur Linky, et si refuser le compteur reste possible.

Sommaire

Le compteur Linky émet des niveaux d’exposition électromagnétique très inférieurs aux limites réglementaires fixées par l’ANFR, ce qui rend un danger sanitaire avéré peu probable en l’état des connaissances actuelles. Certains organismes, comme le CRIIREM, recommandent néanmoins une distance de précaution, sans qu’aucune étude n’établisse à ce jour de risque spécifique attribuable à cet appareil.

En 2015, Enedis a commencé à déployer le compteur Linky, et dès les premières installations, 60 millions de consommateurs a relayé des interrogations sur ses effets. Les niveaux mesurés par l’ANFR restent inférieurs à 0,8 V/m, ce qui relativise le danger du compteur Linky, mais ne répond pas entièrement à la question du danger réel de l’appareil.

Compteur Linky et danger des ondes

Le compteur Linky communique par un signal de faible puissance, mesuré par l’ANFR très en dessous des seuils réglementaires, ce qui explique pourquoi les autorités sanitaires ne recommandent aucune précaution particulière. Le débat porte malgré tout à la fois sur ses émissions électromagnétiques et sur les dangers du compteur Linky perçus ou mesurés. Notre article sur les dangers de la 5G pour la santé élargit cette réflexion aux radiofréquences.

Comment le compteur communique-t-il ?

Le compteur Linky émet ses données par deux canaux. Entre le compteur et le concentrateur de quartier, il utilise le courant porteur en ligne, ou CPL. Ce procédé superpose un signal d’environ 75 kHz au réseau électrique domestique, conçu pour 50 Hz. C’est cette transmission qui alimente l’essentiel des interrogations sur le compteur intelligent Linky et les ondes présentes dans le logement.

Le compteur ne fonctionne ni comme un émetteur Wi-Fi ni comme un appareil Bluetooth. Selon l’ANFR, le signal CPL circule dans les câbles électriques et non dans l’air. Le concentrateur installé à l’extérieur utilise, lui, le réseau GSM/GPRS pour transmettre les données à Enedis. Le CPL circule dans les câbles, le concentrateur émet en GSM/GPRS: les niveaux d’exposition mesurés ne sont pas comparables. Le guide sur les dangers des ondes électromagnétiques permet de replacer cette distinction dans l’ensemble des sources d’exposition.

Quels niveaux ont été mesurés ?

Enedis indique un champ électrique d’environ 0,1 V/m à 20 cm du compteur pendant une communication CPL, et aucun signal distinguable au-delà de 50 cm. D’autres mesures mentionnent 0,8 V/m, une valeur très inférieure à la limite réglementaire de 87 V/m fixée par l’ANFR pour cette gamme de fréquences.

Le compteur transmet aussi un bref signal d’une microseconde toutes les dix minutes afin de maintenir la connexion au réseau. La comparaison avec les dangers des ondes des téléphones portables doit toutefois rester prudente: un téléphone en communication émet de façon continue, à quelques centimètres du corps. Reste à savoir quelle distance adopter par précaution avec un équipement qui, lui, émet si rarement.

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Distance de sécurité autour du compteur Linky

En 2022, le CRIIREM recommandait deux mètres entre un compteur Linky et les zones de repos, quand l’ANFR n’imposait aucune distance minimale. Les autorités et les organismes critiques ne formulent pas les mêmes recommandations. Leurs désaccords portent surtout sur le niveau de précaution à retenir.

Peut-on dormir près d’un compteur électrique connecté ?

Concernant le compteur Linky et la distance de sécurité, deux positions principales coexistent. L’ANFR et Enedis estiment que les niveaux mesurés sont si faibles qu’aucune distance particulière n’est nécessaire. Selon Enedis, le champ électromagnétique devient non mesurable dès 50 cm. Le CRIIREM recommande pour sa part de conserver environ deux mètres entre le compteur et les espaces de vie réguliers.

  • Position de l’ANFR et d’Enedis: les niveaux mesurés sont extrêmement faibles, inférieurs à ceux de nombreux appareils ménagers courants, et aucune distance minimale formelle n’est requise.
  • Position du CRIIREM: par précaution, maintenir environ deux mètres entre le compteur et les zones de séjour ou de repos prolongés.
  • Position de l’ANSES en 2017: un risque sanitaire à court ou à long terme paraît peu vraisemblable au regard des données disponibles, sans que toute incertitude résiduelle soit exclue.
  • Position du CIRC: les radiofréquences sont classées « peut-être cancérogènes » (groupe 2B).

Dans de nombreux foyers, la préoccupation concerne moins la puissance instantanée du compteur que l’exposition cumulée: Wi-Fi en continu, téléphones, objets connectés et signal CPL. Les ondes émises par ces différentes sources s’inscrivent dans un environnement électromagnétique global.

Les personnes qui se déclarent électrohypersensibles rapportent notamment des troubles du sommeil, une fatigue persistante, des migraines, des difficultés de concentration et des palpitations. L’OMS reconnaît que l’électrohypersensibilité peut constituer un problème de santé réel et invalidant, tout en précisant que le lien causal direct avec les ondes n’est pas établi avec certitude par les études épidémiologiques.

Avis officiels, sécurité et principe de précaution

La question de savoir si vous pouvez dormir près d’un compteur électrique n’appelle pas une réponse unique dans l’état actuel des connaissances. En 2017, l’ANSES concluait à l’absence de preuve d’un danger, sur la base des données alors disponibles et des niveaux mesurés selon les protocoles institutionnels. Des associations comme Robin des Toits et Next-up estiment toutefois que le principe de précaution devrait conduire à des recommandations plus strictes, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.

Si votre chambre est mitoyenne du tableau électrique et que vous souhaitez réduire votre exposition nocturne, garder environ deux mètres constitue un repère pratique défendu par le CRIIREM. C’est justement ce terrain d’incertitude que la revue 60 millions de consommateurs a choisi d’explorer plus en détail.

Ce que rapporte 60 Millions de consommateurs

En mars 2021, 60 millions de consommateurs publiait un dossier sur le compteur Linky qui reprenait les interrogations de ses abonnés sur les radiofréquences et la collecte des données. La revue n’est pas une autorité sanitaire, mais un organe d’information indépendant qui relaie les controverses et questionne les réponses des opérateurs.

Personne lisant le magazine 60 millions de consommateurs, ouvert sur une table

Les inquiétudes relayées auprès des abonnés

La revue a documenté plusieurs craintes liées au compteur électrique Linky. Dans son traitement des radiations, la revue distingue trois niveaux: champ basse fréquence à 50 Hz, signal CPL à 75 kHz superposé sur les fils et radiofréquences des appareils sans fil. Réduire les dangers du compteur Linky à une seule source brouille l’analyse. La question d’un compteur électrique et de radiations dangereuses impose justement ces distinctions, que les communications institutionnelles n’exposent pas toujours avec assez de clarté.

  • Exposition cumulative: comparer le Linky à des appareils qui émettent davantage ne règle pas la question de l’accumulation des sources dans un même logement.
  • Usage des données: les associations de consommateurs s’interrogent sur l’utilisation des données de consommation par Enedis à d’autres fins, sans information préalable suffisamment claire pour les abonnés.
  • Populations vulnérables: les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont régulièrement cités comme des publics appelant une vigilance accrue, même si les autorités ne reconnaissent pas de risque spécifique lié au Linky aux niveaux mesurés.

La critique principale porte sur la comparaison utilisée par Enedis. Dire que le Wi-Fi ou le téléphone émettent davantage est exact, mais cela ne répond pas à la question d’une éventuelle innocuité à long terme lorsque l’exposition supplémentaire reste faible. L’amiante illustre ce précédent: sa nocivité a été documentée dès les années 1950, mais son interdiction n’est intervenue en France qu’en 1997. C’est l’argument que les associations de consommateurs rappellent régulièrement.

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Pourquoi le débat reste ouvert

Les études animales menées par le National Toxicology Program américain et l’Institut Ramazzini italien ont nourri les discussions sur les effets d’une exposition chronique aux radiofréquences. Leurs résultats ne démontrent pas un danger propre au signal CPL du compteur Linky, mais ils entretiennent une incertitude légitime sur les effets biologiques non thermiques à long terme: stress oxydatif cellulaire, perturbations membranaires et effets sur le sommeil. Les résultats du National Toxicology Program et de l’Institut Ramazzini divergent selon les protocoles d’exposition.

Le risque ne se résume peut-être pas au boîtier installé dans un mur. Des nouveaux compteurs communicants s’ajoutent à des logements déjà exposés à des sources radiofréquences continues. Cette accumulation nourrit le débat sur le compteur Linky et la santé du point de vue des associations, bien au-delà du seul équipement d’Enedis. Face à cette incertitude persistante, la question devient très concrète: comment réduire son exposition sans agir dans la précipitation ?

Se protéger sans bricolage risqué

Face aux interrogations sur les émissions du compteur Linky, certains foyers cherchent une solution immédiate. Placer du papier aluminium sur le compteur Linky n’interrompt pas le signal CPL qui circule dans les câbles électriques, alors qu’éteindre le routeur la nuit réduit une exposition continue.

Compteur Linky et routeur Wi-Fi posés côte à côte, exposition aux ondes à domicile

Le papier aluminium est-il utile ?

Placer du papier aluminium sur le compteur Linky ne règle pas le problème invoqué dans les forums. Une feuille métallique peut atténuer certaines ondes radioélectriques en champ libre, mais elle n’interrompt pas le signal CPL, qui circule dans les câbles électriques. Recouvrir le compteur ne réduit donc pas l’émission CPL et peut gêner l’accès à l’appareil ou une inspection correcte.

  • Inefficacité technique: le signal CPL passe par le réseau électrique, non par l’air. Une enveloppe métallique ne bloque pas ce mode de transmission.
  • Risque juridique et technique: le compteur appartient au réseau public. Toute modification ou dégradation peut avoir des conséquences légales et exposer au danger du câblage électrique.
  • Données personnelles protégées: la CNIL encadre la transmission des données personnelles. Les données détaillées de consommation ne peuvent être partagées sans l’autorisation de l’abonné, qui dispose aussi d’un droit de suppression dans le cadre applicable.

Le compteur Linky respecte les exigences du marquage CE en matière de compatibilité électromagnétique. Il ne contient ni caméra ni microphone. Les informations transmises concernent la consommation d’électricité, sont chiffrées avant leur envoi et relèvent de l’encadrement de la sécurité informatique défini par l’ANSSI. Le débat sur l’exposition reste ouvert, mais au moins savons-nous désormais ce que l’appareil fait réellement.

Réduire les ondes à domicile

Pour réduire l’exposition globale aux ondes électromagnétiques dans un logement, il faut surtout regarder les sources qui fonctionnent en continu. Le compteur émet ponctuellement et faiblement selon les mesures disponibles. Le routeur Wi-Fi, lui, peut fonctionner 24 h/24, même la nuit; les téléphones recherchent régulièrement le meilleur réseau et chaque objet connecté ajoute son propre signal.

Éteindre le Wi-Fi la nuit, éloigner le téléphone du lit et relier les appareils fixes par câble sont les mesures les plus faciles à évaluer, parce qu’elles ciblent les sources les plus constantes et les plus proches du corps.

  • Wi-Fi nocturne: éteindre le routeur la nuit supprime plusieurs heures d’émission continue pendant le sommeil, sans modifier l’usage diurne.
  • Téléphone et chambre: laisser le téléphone hors de la chambre ou le passer en mode avion retire une source d’émission continue pendant les heures de repos.
  • Connexions filaires: câbler les appareils fixes au lieu d’utiliser le Wi-Fi réduit les radiofréquences dans les principales pièces de vie.
  • Objets connectés: limiter les thermostats, ampoules et enceintes connectés qui n’ont pas d’utilité réelle réduit le cumul des signaux dans le logement.

Ces gestes relèvent du principe de précaution. La littérature sur les effets à long terme des champs électromagnétiques de faible intensité reste contradictoire. Ils ciblent surtout les sources constantes, plutôt que le compteur, dont les échanges significatifs de données sont concentrés la nuit et durent quelques secondes.

Mesurer avant d’agir

Avant d’acheter un équipement de protection, vous pouvez établir un diagnostic domestique avec deux instruments. Le gaussmètre mesure les champs magnétiques de basse fréquence, autour des lignes électriques, du tableau et des câbles. Le détecteur de radiofréquences couvre plutôt le Wi-Fi, le Bluetooth et la téléphonie mobile. Ces appareils ne mesurent pas le même phénomène. Des modèles fiables sont disponibles en ligne pour moins de 150 euros, sans intervention d’un technicien.

Le moment choisi compte. Des relevés effectués le jour puis la nuit, dans chaque pièce principale, permettent de repérer les zones plus exposées et de revoir vos priorités. Vous obtenez alors des données propres à votre logement, ce que les moyennes institutionnelles ne peuvent pas montrer. Reste une question distincte de la mesure: celle du droit de refuser l’appareil, et de ce que ce refus coûte réellement.

Refuser le compteur Linky et connaître les coûts

Le déploiement des compteurs Linky a commencé en 2015 pour moderniser le réseau de distribution d’électricité. Depuis, la possibilité de refuser le compteur Linky a fait l’objet de plusieurs interprétations juridiques. La plus récente modifie sensiblement les droits des usagers.

Le refus reste-t-il possible ?

La situation a changé. En janvier 2020, la ministre de la Transition écologique estimait qu’un particulier pouvait refuser l’accès à sa propriété privée pour l’installation d’un compteur. En 2022, la CRE estimait de son côté que le compteur Linky n’était pas obligatoire, ce qui semblait préserver un droit de refus.

Depuis avril 2025, la Cour de cassation retient une autre lecture: dans le cadre du service public d’électricité, un usager ne peut pas légalement s’opposer à l’installation du compteur Linky, même lorsqu’il est propriétaire du logement. Les usagers ne peuvent donc plus invoquer la propriété de leur logement pour s’opposer à cette installation.

Cette décision ne fait toutefois pas disparaître toutes les tensions. Le tribunal administratif de Toulouse avait donné raison au maire de Blagnac sur le droit des usagers à refuser l’accès à leur propriété privée. La jurisprudence reste marquée par cette divergence entre juridictions.

  • Avant avril 2025: plusieurs décisions contradictoires permettaient de défendre un refus d’accès à la propriété privée, notamment à la lumière de la décision du tribunal administratif de Toulouse.
  • Depuis avril 2025: la position juridique est claire, l’installation du compteur Linky s’impose même aux propriétaires occupants.
  • Coût du refus: pour les foyers sans compteur Linky qui n’ont pas transmis de relevé depuis plus de douze mois, le TURPE 7 prévoit 63,74 euros TTC par an. Ce montant comprend 38,90 euros de base et 24,84 euros de majoration annuelle.

Ce tarif de base s’applique aussi aux foyers qui continuent d’envoyer un relevé manuel une fois par an. Ces tarifs peuvent évoluer selon les délibérations de la CRE.

Le piratage du compteur Linky, comme toute tentative de neutraliser son fonctionnement, expose à des sanctions pénales et à des risques techniques sérieux.

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Incendies, pannes et facture

Lors de l’expérimentation menée à Lyon et à Tours entre 2010 et 2011, huit cas d’incendie ont été recensés sur environ 300 000 compteurs installés. Enedis a attribué ces incidents à des câbles insuffisamment serrés lors de la pose d’un compteur, plutôt qu’à un défaut du compteur lui-même.

Depuis 2015, la formation des installateurs a été renforcée. Les enquêtes techniques concluent que le risque d’incendie associé au compteur Linky n’est pas supérieur à celui des anciens compteurs électromécaniques. Les compteurs communicants Linky intègrent également un boîtier en polycarbonate ignifugé et un disjoncteur capable de couper le courant en cas de surtension, selon la documentation technique d’Enedis.

Le disjoncteur intégré coupe l’alimentation dès que la demande dépasse la puissance souscrite, parfois même lors d’un simple dépassement transitoire. Durant l’expérimentation, environ 1 % des clients ont demandé une augmentation de puissance après l’installation. La hausse de puissance est facturée 9,50 € par kVA supplémentaire en 2025, selon les barèmes d’Enedis.

Situation Tarification annuelle (TURPE 7)
Sans Linky, relevés transmis régulièrement 38,90 € TTC/an
Sans Linky, aucun relevé depuis plus de 12 mois 63,74 € TTC/an (38,90 € + majoration 24,84 €)
Relevé spécial pour entreprises (par relevé) 90 € par relevé

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel. En cas de doute sur votre exposition aux champs électromagnétiques ou sur votre état de santé, consultez un professionnel de santé qualifié.

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Foire aux questions

Le compteur Linky représente-t-il un danger pour la santé ?

En 2017, l’ANSES a estimé qu’un risque sanitaire à court ou à long terme paraissait peu vraisemblable au regard des niveaux d’exposition mesurés. L’ANFR indique que les émissions restent très inférieures à la limite réglementaire de 87 V/m. Le CRIIREM recommande toutefois, par précaution, de maintenir une distance de deux mètres. Le CIRC classe les radiofréquences dans le groupe 2B, « peut-être cancérogènes », sans établir de risque particulier attribuable au compteur Linky. La littérature demeure contradictoire sur les effets biologiques à long terme d’une faible exposition chronique.

Comment se protéger concrètement des émissions du compteur Linky ?

Le compteur Linky émet par courant porteur en ligne: le signal circule dans les câbles électriques, et non dans l’air. Recouvrir le compteur de papier aluminium ne réduit pas ce type de transmission. Cette pratique peut aussi compliquer l’accès à l’appareil et créer des risques techniques. Les mesures les plus utiles concernent les sources qui fonctionnent en continu: couper le Wi-Fi la nuit, éloigner le téléphone du lit, relier les appareils fixes par câble et limiter les objets connectés non indispensables. Pour établir un diagnostic domestique avant toute intervention, un détecteur de radiofréquences, généralement vendu moins de 150 euros, peut être utilisé.

Est-il encore possible de refuser l’installation du compteur Linky en 2025 ?

Depuis un arrêt de la Cour de cassation rendu en avril 2025, le refus légal de l’installation du compteur Linky n’est plus reconnu, y compris pour les propriétaires. L’installation relève désormais d’une obligation de service public d’électricité. Les foyers qui maintiennent un refus de fait peuvent se voir appliquer une tarification majorée: 63,74 euros TTC par an lorsqu’aucun relevé n’a été transmis depuis plus de douze mois, ou 38,90 euros TTC par an lorsque les relevés sont transmis régulièrement, selon la délibération TURPE 7 de la CRE.

Faut-il respecter une distance de sécurité avec le compteur Linky ?

Il n’existe aucune distance minimale réglementaire imposée par l’ANFR, qui juge les niveaux mesurés trop faibles pour justifier une précaution particulière. Le CRIIREM recommande néanmoins, par prudence, de conserver environ deux mètres entre le compteur et les zones de repos ou de séjour prolongé. Cette divergence reflète deux lectures différentes des mêmes données de mesure, sans qu’aucune étude n’établisse à ce jour de risque spécifique lié au compteur Linky à ces niveaux d’exposition.

Le compteur Linky présente-t-il un risque d’incendie ?

Les enquêtes techniques ne relèvent pas de risque d’incendie supérieur à celui des anciens compteurs électromécaniques. Lors de l’expérimentation menée à Lyon et à Tours entre 2010 et 2011, huit cas d’incendie avaient été recensés sur environ 300 000 compteurs installés, attribués par Enedis à des câbles insuffisamment serrés lors de la pose plutôt qu’à un défaut de l’appareil. Depuis 2015, la formation des installateurs a été renforcée, et les compteurs Linky intègrent un boîtier en polycarbonate ignifugé ainsi qu’un disjoncteur capable de couper le courant en cas de surtension.

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