juillet 19, 2026

Saint-Gall retire son amende vaccinale : une victoire citoyenne qui change tout

20 000 francs. C’est le prix que le canton de Saint-Gall envisageait de faire payer à quiconque refuserait un vaccin déclaré obligatoire. Pas une rumeur. Pas un projet complotiste. Un article inscrit noir sur blanc dans la révision de la loi cantonale sur la santé, mis en consultation en janvier 2026.

Le 14 février, Nicolas Rimoldi monte sur une tribune, place principale de Saint-Gall. Il fait froid. Des milliers de personnes sont là. Il dit: « Nous ne tolérons aucune violation des droits fondamentaux. » Personne ne rentre chez soi. Dans les semaines qui suivent, plus de 2 500 lettres de protestation arrivent sur le bureau du directeur cantonal de la santé. L’opposition est transpartisane. Le gouvernement panique.

Le 30 mai 2026, la loi est adoptée. Sans l’amende. Sans l’obligation. Victoire.

Quand les citoyens refusent de se taire, les gouvernements finissent par écouter. Pas toujours. Mais cette fois, oui. Et ce que cette histoire révèle sur le fonctionnement réel de la démocratie mérite qu’on s’y arrête.

Si cette question vous touche, le livre La Plus belle démocratie du monde? de Chloé Frammery, aux Éditions marco pietteur, documente de l’intérieur ce que coûte et ce que vaut cette résistance.

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Saint-Gall capitule: ce qui s’est passé en quatre mois

Revenons au début. En janvier 2026, le canton de Saint-Gall ouvre une consultation publique sur la révision de sa loi sur la santé. Dans les centaines de pages du document, un article passe presque inaperçu: la possibilité de rendre certaines vaccinations obligatoires en cas de risque sanitaire important, avec une amende maximale de 20 000 francs pour quiconque refuserait de s’y soumettre. Aucun vaccin n’est obligatoire en Suisse. Aucun ne l’est aujourd’hui. Mais si un jour ça devenait le cas, la peine serait là, prête à s’appliquer.

20 000 francs amende pour refus de vaccination Saint-Gall, obligation vaccinale Suisse retirée

C’est le mouvement MASS-VOLL qui tire la sonnette d’alarme. Manifestation massive le 14 février. Mobilisation citoyenne dans les délais de consultation. Et une vague de courriers individuels qui submerge le bureau du directeur cantonal de la santé, Bruno Damann. Plus de 2 500 lettres. Des gens ordinaires, de tous partis, qui disent non à une sanction pénale attachée à un choix médical.

Le gouvernement saint-gallois n’attendait probablement pas ça. Le 30 mai 2026, la nouvelle loi sur la santé est adoptée par le parlement cantonal. La disposition sur l’obligation vaccinale et ses 20 000 francs d’amende: retirée. Source: RTS, 30 mai 2026.

Obligation vaccinale en Suisse: ce que la loi permet vraiment

Soyons précis, parce que c’est là que beaucoup de gens s’arrêtent trop tôt. Il n’y a aucun vaccin obligatoire en Suisse en 2026. Aucun. La dernière obligation vaccinale appliquée dans ce pays remonte à 1944-1948, pour la variole. Ce point est important: personne ne va vous forcer à vous faire vacciner demain matin.

Mais voilà ce que la loi fédérale sur les épidémies de 2016 autorise: la Confédération et les cantons peuvent décréter des vaccinations obligatoires en cas de risque sanitaire jugé important. Et si un jour cette option était activée, les sanctions seraient déjà inscrites dans les lois cantonales.
À Saint-Gall, c’était 20 000 francs. À Zurich, c’est 50 000 francs, depuis 2017. En Valais, c’est 100 000 francs, ou jusqu’à trois mois d’arrêts. Ces deux dispositions sont toujours en vigueur aujourd’hui.

Ce que ça signifie concrètement: le cadre légal permettant d’imposer une vaccination, et de punir ceux qui refuseraient, existe déjà dans plus de la moitié des cantons suisses. Saint-Gall a reculé. Les autres n’ont pas bougé.

Si cette question du choix vaccinal vous préoccupe, vous n’êtes pas seul. De nombreux médecins, chercheurs et journalistes ont documenté les raisons pour lesquelles ce choix mérite d’être éclairé, informé et libre. Aux Éditions marco pietteur, nous avons rassemblé 18 livres qui explorent cette question sous tous ses angles: données historiques, enquêtes scientifiques, témoignages de praticiens. Pour se faire un avis solide, basé sur des faits vérifiables, plutôt que sur des certitudes imposées.

Couverture du livre La Plus belle démocratie du monde?, Chloé Frammery

📖 À lire pour aller plus loin

Chloé Frammery

La Plus belle démocratie du monde? : un témoignage depuis l’intérieur du pays qui se présente comme le modèle de toutes les démocraties — et qui a pourtant failli inscrire une amende de 20 000 CHF dans sa loi pour refus vaccinal.

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MASS-VOLL et la résistance citoyenne: pourquoi ça a marché

MASS-VOLL existe depuis 2020. Nicolas Rimoldi l’a fondé dans le sillage des restrictions Covid, avec une conviction simple: la résistance aux dérives institutionnelles ne se fait pas dans les marges, dans le ressentiment ou la marginalisation. Elle se fait dans les tribunaux, dans les consultations publiques, dans les rues, avec des dossiers solides et une communication précise.

À Saint-Gall, ça s’est traduit par trois choses. D’abord, la rapidité: dès la mise en consultation du projet, MASS-VOLL mobilise ses réseaux et encourage les citoyens à répondre individuellement dans les délais légaux. Ensuite, le nombre: 2 500 lettres, ce n’est pas une pétition en ligne signée d’un clic, c’est 2 500 personnes qui ont pris le temps d’écrire, d’argumenter, d’envoyer. Enfin, l’élargissement: l’opposition n’était pas cantonnée aux « anti-tout ». Elle venait du parlement cantonal lui-même, de tous bords politiques.

Le message de MASS-VOLL après la victoire ne ressemble pas à un cri de triomphe. « Nous restons vigilants. Nous conseillons vivement à la Berne fédérale de ne pas inscrire de nouvelles mesures coercitives dans la nouvelle loi sur les épidémies. Berne fédérale: prends garde. » Sobre. Précis. Et lucide sur ce qui vient.

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Carte obligation vaccinale Suisse par canton, Saint-Gall, Zurich, Valais

Zurich, Valais, Berne fédérale: l’obligation vaccinale Suisse n’est pas enterrée

Saint-Gall a fait marche arrière. C’est une bonne nouvelle. Mais regardons la carte en face. Zurich, 50 000 CHF d’amende potentielle pour refus vaccinal. Valais, 100 000 CHF et jusqu’à trois mois d’arrêts. Ces deux cantons n’ont pas bougé. Et aucun des deux n’a reçu 2 500 lettres de protestation cette année.

Plus profondément, c’est la loi fédérale sur les épidémies qui constitue le socle de tout ça. C’est elle qui autorise la Confédération à décréter une obligation vaccinale à l’échelle nationale. Si cette disposition est renforcée lors de la prochaine révision fédérale, aucune résistance cantonale ne suffira. MASS-VOLL le dit sans détour: le prochain terrain de bataille, c’est Berne.

La Suisse se présente au monde comme « la plus belle démocratie du monde ». Chloé Frammery a vécu cette promesse de l’intérieur, pendant la crise Covid, et elle a choisi de consigner ce qu’elle a trouvé. Dates, décisions, comportements institutionnels: tout est là, documenté par une citoyenne qui avait suffisamment confiance dans la démocratie pour ne pas regarder ailleurs.
À lire en parallèle: RFK Kennedy, Fauci et Big Pharma: les vérités qui dérangent.

Ce que vous allez apprendre dans La Plus belle démocratie du monde?:

  • Comment les mécanismes de la démocratie directe suisse ont été mis sous pression pendant la crise sanitaire.
  • Ce que révèlent les comportements institutionnels face à une opposition citoyenne organisée.
  • Pourquoi la Suisse, malgré ses garde-fous démocratiques, n’est pas à l’abri des dérives que ses citoyens croyaient impossibles.

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Dites-nous en commentaire: avez-vous suivi cette affaire depuis le début? Et que pensez-vous des dispositions encore actives à Zurich et en Valais?

Si cet article vous a éclairé sur un sujet que les médias grand public ont à peine effleuré, partagez-le: c’est exactement le type de discussion que nos démocraties ont besoin de tenir.

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FAQ

Y a-t-il une obligation vaccinale en Suisse en 2026?

Non, aucun vaccin n’est obligatoire en Suisse en 2026. La loi fédérale sur les épidémies de 2016 autorise la Confédération et les cantons à décréter des vaccinations obligatoires en cas de risque sanitaire important, mais cette possibilité n’a pas été activée. La dernière obligation vaccinale appliquée en Suisse remontait à 1944-1948 pour la variole.

Pourquoi Saint-Gall a-t-il retiré son projet d’amende pour refus vaccinal?

Face à une opposition transpartisane et à plus de 2 500 lettres de protestation, le gouvernement cantonal de Saint-Gall a retiré la disposition prévoyant une amende de 20 000 CHF pour refus de vaccination. La pression citoyenne, notamment via le mouvement MASS-VOLL, a été déterminante. La nouvelle loi sur la santé a été adoptée le 30 mai 2026 sans cette clause.

Quels cantons suisses prévoient des amendes pour refus de vaccination?

Plus de la moitié des cantons suisses disposent de clauses permettant de sanctionner le refus d’une vaccination déclarée obligatoire. Le canton de Zurich prévoit jusqu’à 50 000 francs d’amende, le Valais jusqu’à 100 000 francs ou trois mois d’arrêts. Ces dispositions sont actives dans la loi, mais elles ne s’appliquent qu’en cas d’obligation vaccinale décrétée, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Qu’est-ce que MASS-VOLL et quel rôle a joué ce mouvement à Saint-Gall?

MASS-VOLL est un mouvement citoyen suisse fondé en 2020 par Nicolas Rimoldi, né en réaction aux restrictions sanitaires Covid-19. À Saint-Gall, il a organisé une manifestation massive le 14 février 2026 et mobilisé les citoyens à répondre individuellement à la consultation publique. La pression collective exercée a conduit le gouvernement cantonal à retirer la disposition sur l’obligation vaccinale en mai 2026.

Qui est Chloé Frammery et quel est le sujet de son livre?

Chloé Frammery est une ancienne enseignante suisse qui a documenté les dérives institutionnelles observées pendant la crise Covid-19 en Suisse. Son livre La Plus belle démocratie du monde?, publié aux Éditions marco pietteur, est un essai autobiographique qui analyse le décalage entre l’image que la Suisse projette de sa démocratie directe et la réalité des décisions prises pendant la période sanitaire.

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