Washington, 29 juillet 2026. Anthony Fauci est assis devant une commission du Sénat américain. Pas derrière un pupitre de conférence de presse. Pas dans le rôle du médecin que les télévisions invitaient chaque soir pendant le Covid. Face à lui: des questions sur l’origine du virus, les traitements précoces, les vaccins, les archives, les financements, les courriels internes.
Selon plusieurs médias américains, il refuse de répondre à plusieurs reprises. Il invoque le 5e amendement, qui protège contre l’auto-incrimination. C’est un droit. Il n’y a rien à tordre là-dedans. Mais quand l’un des visages mondiaux de la gestion Covid s’en sert dans une audition publique, cela devrait au moins faire lever quelques sourcils en France.
Le 18 août 2026, autre date. David Morens, ancien conseiller senior du NIAID et proche collaborateur de Fauci, plaide coupable devant la justice fédérale américaine. Le Department of Justice parle d’une affaire liée au contournement de demandes FOIA et aux obligations de conservation des archives fédérales, autour de communications sur des recherches coronavirus. Ce n’est pas un fil Telegram. C’est le ministère américain de la Justice.
La vidéo transmise par Marco revient sur cette séquence avec le docteur Martin Zizi et la journaliste Corinne Lalo. Le ton est direct. Certaines accusations sont lourdes. Tout ne peut pas être mis sur le même plan: il y a des faits judiciaires, des interprétations, des hypothèses encore discutées. Reste une chose difficile à balayer: aux Etats-Unis, le dossier continue dans les auditions, les archives et les tribunaux. En France, il arrive à peine jusqu’au lecteur.
Pour replacer cette vidéo dans la mémoire Covid
Les révélations américaines ne sont qu’une porte d’entrée. La Bibliothèque Covid rassemble les livres publiés par les Editions marco pietteur sur les pandémies, les vaccins, la gestion de crise et les débats scientifiques que l’on a trop vite refermés.
Deux dates américaines difficiles à ignorer
Partons du dur. La commission sénatoriale américaine Homeland Security and Governmental Affairs a bien inscrit une audition intitulée Testimony of Anthony Fauci à la date du 29 juillet 2026. Le témoin: Anthony Fauci, directeur du NIAID de 1984 à 2022. Pendant la pandémie, son nom circulait dans les journaux, les conférences de presse, les décisions sanitaires. Six ans après 2020, le voilà interrogé sur ce qui a été dit, financé, classé, archivé.
La presse américaine a rapporté qu’il avait invoqué le 5e amendement devant plusieurs questions. Il faut le redire, parce que le raccourci est tentant: invoquer ce droit ne prouve pas une culpabilité. C’est une protection juridique fondamentale. Mais le geste pèse. Pendant le Covid, on a demandé aux citoyens d’obéir, de faire confiance, de s’isoler, de se vacciner, de montrer des attestations puis des passes. Quand un responsable de ce niveau ne répond plus, le public a le droit de s’en souvenir.
Le dossier Morens est encore plus concret. Le DOJ indique que David Morens a plaidé coupable à une accusation de complot visant à commettre des infractions et à frauder les Etats-Unis. Derrière cette formule juridique, il y a un point très matériel: des messages, des comptes, des archives, des demandes d’accès aux documents publics. Les échanges liés aux recherches coronavirus ne devaient pas disparaître dans des canaux privés ou hors contrôle.
Ce plaidoyer ne règle pas l’origine du SARS-CoV-2. Il ne valide pas toutes les thèses avancées depuis 2020. Il ne transforme pas un soupçon en preuve. Mais il rend intenable une petite phrase que l’on a beaucoup entendue: « circulez, il n’y a rien à voir ». Ici, il y a quelque chose à voir. Au minimum une affaire judiciaire sur la conservation des traces, les échanges privés, les conflits possibles et le contrôle démocratique de recherches touchant à des agents pathogènes.
Ce silence français qui finit par peser
La question de Marco tient dans une scène très simple. Vous ouvrez votre application d’actualité. Vous voyez des querelles de partis, des petites phrases, des indignations du jour. Parfois, un article entier pour démonter un médecin dissident. Mais sur une audition américaine touchant l’un des visages mondiaux du Covid? Presque rien. Sur le plaidoyer de culpabilité d’un ancien conseiller du NIAID? Là encore, quelques traces, puis le silence.
Ce silence surprend d’autant plus que la France a vécu la crise sous une parole très verticale. Il fallait croire les agences, les comités, les plateaux, les « consensus ». Celui qui posait une question un peu trop précise glissait vite vers la case commode: complotiste. Pourtant, les questions portaient souvent sur du concret. Les traitements précoces. Les données brutes. Les effets indésirables. Les contrats. Le financement de certaines recherches. Rien de tout cela ne disparaît parce qu’un éditorialiste l’a jugé inconvenant.
Une société adulte ne devrait pas trembler devant des archives. Elle devrait les réclamer. Une note interne, un courriel, un calendrier de réunion, une audition sous serment, une procédure FOIA: ce ne sont pas des jouets pour juristes. Ce sont les petites pièces qui permettent de distinguer l’erreur, la panique, l’intérêt privé, la communication de crise et, parfois, la faute.
Le malaise ne tient donc pas seulement au nom de Fauci ou de Morens. Il tient à cette baisse soudaine de curiosité dès que le dossier touche au récit Covid installé depuis 2020. Quand une institution américaine reconnaît une faille grave de transparence, le minimum serait d’en informer le public français. Pas de le sommer de conclure. Juste de lui donner les faits.
Ce n’est pas la première fois que nous revenons sur ce décalage. Nous avions déjà analysé les accusations américaines autour de Fauci, Wuhan et Tulsi Gabbard, puis le silence médiatique français face au dossier Fauci. Un troisième article pose une question plus large: que restera-t-il de la mémoire Covid si les questions embarrassantes disparaissent des radars?
Ce que la science officielle préfère minimiser
Rejoignez les lecteurs qui refusent les demi-vérités. Chaque semaine, l'information que les médias dominants préfèrent taire.
Wuhan, archives, financements: ce que l’on peut vraiment regarder
La vidéo parle aussi de Wuhan, des financements internationaux, des liens entre chercheurs, agences et organisations de santé. Terrain glissant. On y trouve des faits établis, des hypothèses plausibles, des accusations graves, et beaucoup de zones encore discutées. Sur ce sujet, la prudence n’est pas une coquetterie. C’est ce qui évite de transformer une enquête nécessaire en slogan.
Ce que l’on peut regarder sans forcer le trait, ce sont les recherches sur les coronavirus, leurs financements, leurs sous-traitances et les échanges entre équipes. Si des responsables ont cherché à contourner des demandes d’accès aux documents, il faut demander pourquoi. Si des institutions ont entretenu des liens d’intérêt, il faut les nommer. Si des médias ont classé trop vite certaines hypothèses comme indignes d’examen, il faut aussi qu’ils expliquent sur quelle base.
Ces révélations dérangent parce qu’elles déplacent le regard. Il ne s’agit plus seulement d’un laboratoire chinois ou d’un responsable américain. Il faut suivre la chaîne: argent public, partenariats de recherche, agences sanitaires, revues scientifiques, plateformes numériques, fact-checking, ministères, journalistes. Tout le monde peut avoir eu ses raisons. Personne ne devrait être dispensé d’explications.
Le plus inquiétant n’est pas qu’il y ait eu des erreurs. Il y en a toujours dans une crise. Le plus inquiétant serait que des erreurs, ou des choix politiques, aient été protégés après coup par une discipline du silence. Une démocratie peut survivre à des responsables qui se trompent. Elle se porte moins bien quand elle empêche de vérifier comment ils se sont trompés.
Garder une mémoire Covid qui ne trie pas les faits
Il serait confortable de terminer sur une certitude bien nette. Nous n’en avons pas. Anthony Fauci n’a pas été condamné dans cette séquence. David Morens a plaidé coupable dans une affaire précise, liée aux archives et aux demandes FOIA. L’origine du virus reste un débat traversé par la science, la politique, la diplomatie, parfois l’orgueil institutionnel. Cette complexité oblige à ralentir. Elle ne justifie pas de fermer les yeux.
La mémoire Covid ne peut pas être tenue par des camps. Elle doit noter les erreurs des dissidents quand elles existent, et les fautes des institutions quand elles sont établies. Elle doit séparer un fait judiciaire d’une interprétation, une hypothèse d’une preuve, une accusation d’une condamnation. C’est moins spectaculaire. C’est aussi beaucoup plus solide.
Les Editions marco pietteur conservent ces dossiers dans la rubrique Covid parce que l’histoire continue. Dans les tribunaux. Dans les archives. Dans les publications scientifiques. Dans les témoignages. Et dans la mémoire de ceux qui ont vécu les confinements, les injonctions, les exclusions, les repas de famille devenus impossibles. Tourner la page trop vite arrange beaucoup de monde. Cela ne répare rien.
Avant de regarder la vidéo, gardez quatre repères
- L’audition Fauci du 29 juillet 2026 est un fait politique, pas une condamnation.
- Le plaidoyer Morens du 18 août 2026 concerne d’abord les archives, les demandes FOIA et la transparence documentaire.
- Les courriels, notes et journaux de travail ne sont pas des détails: ce sont souvent eux qui permettent de reconstruire une décision publique.
- Sur Wuhan, la prudence juridique ne doit pas servir d’alibi au silence médiatique.
Si cet article vous semble utile, partagez-le autour de vous. Et dites-nous en commentaire quel document manque encore au débat public: une archive, une audition, un échange interne, un contrat, une donnée brute.
Ce n’est pas une querelle de spécialistes. C’est une question de mémoire: ce que nous accepterons demain comme preuve, comme responsabilité, et comme réparation démocratique.
FAQ
Anthony Fauci a-t-il été condamné après son audition du 29 juillet 2026?
Non. L’audition devant la commission sénatoriale américaine est un fait public, et la presse américaine a rapporté qu’il avait invoqué le 5e amendement. Cela ne constitue pas une condamnation judiciaire. L’intérêt de l’épisode est ailleurs: un ancien responsable majeur de la gestion Covid refuse de répondre à des questions publiques dans un cadre institutionnel.
Que prouve le plaidoyer de culpabilité de David Morens?
Selon le Department of Justice américain, David Morens a plaidé coupable le 18 août 2026 dans une affaire de contournement de demandes FOIA et de conservation d’archives fédérales liées à des communications sur les recherches coronavirus. Cela établit une faute reconnue sur la transparence documentaire. Cela ne prouve pas, à lui seul, toutes les hypothèses sur l’origine du virus.
Pourquoi parler de ces révélations américaines dans la rubrique Covid?
Parce que la crise Covid n’est pas seulement médicale. Elle touche aux archives, aux conflits d’intérêts, au financement de la recherche, au rôle des médias et au droit des citoyens à vérifier les décisions prises en leur nom. Une rubrique Covid sert aussi à cela: garder les faits accessibles quand l’actualité passe à autre chose.
Ces articles pourraient aussi vous intéresser
Tulsi Gabbard accuse Anthony Fauci : ce que révèle sa déclaration sur Wuhan et le Covid-19
Des documents déclassifiés relancent les questions sur le financement de recherches à risque à Wuhan et sur la manière dont l’origine du Covid-19 a été présentée au public.
Le silence médiatique français sur l’audition sénatoriale de Fauci
Une audition américaine, des questions restées sans réponse et presque aucun écho dans les grands médias français: un angle essentiel pour comprendre le dossier Fauci.
Mémoire Covid: Anthony Fauci face aux questions qu’on ne peut plus effacer
Pourquoi la mémoire Covid reste indispensable: décisions publiques, libertés, responsabilités et questions que l’urgence passée ne doit pas faire disparaître.












