janvier 14, 2026

Intelligence artificielle et santé globale: l’avancée “mortelle” dont on ne veut pas parler

On vous vend l’IA comme un progrès “propre”, presque immatériel. Un truc qui flotterait dans les nuages, sans conséquences. Sauf que la réalité est beaucoup moins glamour.

En fait, derrière chaque prouesse technologique, il y a des serveurs, des métaux, de l’eau, de l’électricité… et une empreinte bien réelle.

C’est précisément là que le sujet devient explosif: intelligence artificielle et santé globale sont désormais inséparables, parce que ce qui abîme nos ressources et nos territoires finit toujours par abîmer les corps, les esprits, et la société.

Pour vous faire une idée claire (et assez dérangeante, soyons honnêtes), commencez par cette vidéo.
Elle met les pieds dans le plat, sans détour:

Si cette vidéo vous laisse avec une question en tête: “OK… mais on fait quoi, concrètement ?”, alors la présentation du livre IA : une illusion d’avenir va vous intéresser.
Parce qu’il ne s’agit pas d’un énième discours pro ou anti-tech : c’est une mise à plat, lucide et argumentée, des effets réels de l’IA sur notre quotidien… et surtout sur ce que beaucoup oublient : la santé globale (environnement, ressources, société, santé mentale, résilience).

Quand l’IA aggrave la crise climatique

Soyons francs: parler de l’intelligence artificielle et de santé globale sans évoquer le climat, c’est comme parler de santé en oubliant l’air qu’on respire. Le climat, c’est le décor… et quand le décor s’effondre, tout le reste suit.

l'intelligence artificielle peut nuire à notre santé globale

Le souci, c’est que l’IA n’est pas une “idée” flottant dans un nuage.
Elle tourne sur du lourd: des data centers, des serveurs, des réseaux.
Ça calcule, ça chauffe, donc il faut refroidir. Et là, on quitte le discours magique pour entrer dans la réalité physique: électricité, infrastructures, eau, climatisation.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE/IEA), la consommation électrique mondiale des data centers se situe autour de 415 TWh en 2024 (environ 1,5 % de l’électricité mondiale) et pourrait doubler d’ici 2030 pour atteindre environ 945 TWh, avec une dynamique de croissance très rapide sur 2024–2030.

Maintenant, mettez ces chiffres face aux objectifs climatiques:
les Nations Unies rappellent que, pour rester sur une trajectoire compatible avec 1,5°C, les émissions mondiales devraient baisser d’environ 45 % d’ici 2030 (par rapport à 2010), avec un cap “net zéro” autour de 2050. Et le PNUE (UNEP) parle, lui, de réductions de l’ordre de 42 % d’ici 2030 (par rapport à 2019) pour rester dans la même trajectoire.

Traduction simple, même sans être ingénieur: d’un côté, on devrait réduire fort. De l’autre, on installe à grande vitesse des technologies qui poussent à augmenter les besoins en calcul, en serveurs, en énergie.

Résultat: on risque de se retrouver avec des “innovations” impressionnantes sur le papier… et un sabotage discret des conditions mêmes de la santé globale (air, eau, ressources, stabilité des sociétés).

Et c’est là que ça devient franchement irritant.
On vous demande des efforts, on vous explique qu’il faut accepter des règles, changer vos habitudes, “faire votre part”… et dans le même temps, on déroule le tapis rouge à une fuite en avant industrielle qui part exactement dans l’autre sens.
Ça donne l’impression qu’on se moque de vous.

Au fond, le problème n’est pas qu’on manque d’outils.
Le problème, c’est l’absence de cap cohérent: pas de volonté politique claire, pas de stratégie industrielle assumée, pas de limites posées.

Tant qu’on ne met pas les actes au niveau des discours, on n’est pas dans une transition. On est dans une narration. Une belle histoire… qui ne refroidit ni la planète, ni les data centers.

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La santé mentale broyée par le numérique

l'intelligence artificielle peut nuire à notre santé

Si vous pensez que le débat se limite à “combien ça consomme”, vous allez être surpris. Parce que l’intelligence artificielle et santé globale, ce n’est pas seulement du CO₂: c’est aussi ce que le numérique fait à nos cerveaux, à nos relations, à nos enfants.

Déjà, il y a la mécanique de base : l’économie de l’attention. Vous le sentez bien vous-même. Vous ouvrez votre téléphone “deux minutes”… et vous le reposez quarante minutes plus tard, un peu vidé, un peu agacé, parfois même sans vous souvenir de ce que vous avez vu.

Et chez les ados, c’est encore plus brutal.

L’OMS (Europe) alerte sur le lien entre usages numériques, bien-être mental et habitudes en ligne chez les adolescents, en appelant à des pratiques plus saines.
De son côté, le CDC publie des données montrant qu’un temps d’écran élevé chez les adolescents est associé à davantage de symptômes d’anxiété et de dépression, ainsi qu’à un soutien social perçu plus faible.

Mais il y a pire. Parce que le numérique “propre” a aussi ses travailleurs invisibles.

On parle rarement des “travailleurs du clic”, des modérateurs de contenu, de ceux qui regardent l’horreur à longueur de journée pour que vous, vous ne la voyiez pas.

Une étude qualitative sur des modérateurs exposés à des contenus d’abus sexuels sur mineurs décrit clairement le risque de dommages psychologiques liés à ce travail.
Et des enquêtes de presse rapportent des diagnostics de PTSD sévère chez des modérateurs (notamment en Afrique), avec exposition répétée à des contenus violents, suicidaires, pédocriminels.

Vous voyez le tableau? On appelle ça “innovation”.
Mais humainement, c’est souvent juste… de la casse.

Et puis il y a la couche politique, celle qui fait froid dans le dos : la surveillance.

Un rapport du Parlement européen décrit comment l’IA peut être utilisée comme outil de répression, renforçant des pratiques autoritaires et mettant en tension les libertés fondamentales.
Là encore, ce n’est pas un débat théorique: c’est une question de société. Et donc, oui, de santé globale.

Et si tout s’effondrait?

On a beau se dire “le numérique, c’est pratique”, on oublie un détail : plus on dépend d’un système, plus on devient fragile quand il déraille.

Et le numérique déraille, parfois.

Les agences publiques le rappellent: les tempêtes solaires (éruptions, éjections de masse coronale) peuvent perturber des satellites, brouiller le GPS, impacter des communications… et même affecter des réseaux électriques.

l'intelligence artificielle fait partie du quotidien

La NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, l’agence scientifique fédérale américaine chargée notamment de la météo, du climat et de l’observation des océans et de l’atmosphère) explique comment ces événements peuvent provoquer des disruptions sur satellites, signaux GPS et potentiellement sur des infrastructures au sol.

La NASA décrit aussi des impacts possibles des fortes tempêtes solaires sur les satellites, leur orbite, leur santé instrumentale et la transmission de données.

Et là, posez-vous une question simple, sans paniquer, juste lucidement: si une partie des systèmes tombe, qu’est-ce qui suit? Les paiements. La logistique. L’accès à l’info. Les services. L’organisation des flux.

Ce n’est pas “la fin du monde”. Mais c’est une piqûre de rappel: plus vous mettez toute votre vie dans une seule dépendance, plus vous jouez à quitte ou double.

Et quand on parle de santé globale, la résilience n’est pas un luxe. C’est une assurance-vie.

Le piège de la résignation technologique

Le plus fou, dans tout ça, c’est le dogme: “On peut le faire, donc on doit le faire.”

Comme si la capacité technique valait validation morale. Comme si “possible” voulait dire “souhaitable”. Et comme si l’absence de frein était une preuve d’intelligence.

Sauf que non. Dans le reste de la vie, vous faites des choix. Vous vous retenez. Vous fixez des limites. Vous arbitrez.

Dans la tech, on a parfois l’impression que ces réflexes ont disparu.
Résultat: on avance à grande vitesse… sans vérifier si la route tient encore sous les roues.

C’est exactement là que le sujet devient politique et industriel: tant qu’on n’ose pas dire “stop” ou “pas comme ça”, on laisse les décisions structurer le monde à notre place.

Une autre voie est-elle possible?

Bonne nouvelle: vous n’êtes pas obligé de choisir entre “vivre dans une grotte” et “accepter l’IA partout, tout le temps”.

Il existe une voie beaucoup plus adulte: la sobriété, le discernement, la hiérarchie des priorités.

Ça veut dire quoi, concrètement?

Utiliser le numérique quand il sert vraiment, pas quand il distrait.
Réduire le gaspillage (vidéo en boucle, cloud inutile, stockage sans fin).
Exiger des règles cohérentes: si on parle climat, alors on assume aussi le coût énergétique du numérique.
Et surtout : remettre la santé globale au centre, au lieu de courir après le dernier gadget.

Livre IA Illusion d'avenir

C’est précisément l’intérêt de la réflexion proposée autour de IA : une illusion d’avenir: relier les points, regarder l’ensemble, et sortir du réflexe “wahou” pour entrer dans le réflexe “à quel prix, et pour qui?”.

Vous pouvez lire sa présentation sur le blog ici.

Et si vous voulez ce livre indispensable pour bien comprendre les enjeux, voici une petite info pratique: sur la boutique, vous avez -5% automatiquement, et vous ajoutez le code PAGE5 pour -5% de plus, donc -10% au total.

Le vrai progrès, c’est celui qu’on contrôle

Au fond, la question n’est pas “êtes-vous pour ou contre l’IA?”.
La vraie question, c’est: est-ce que cette fuite en avant améliore réellement votre vie… sans détruire les conditions mêmes de la santé globale?

Parce que si le prix, c’est une planète plus instable, des territoires sacrifiés, des esprits rincés, une société sous surveillance et une dépendance totale à des infrastructures fragiles… alors il faut appeler ça par son nom: ce n’est pas un progrès. C’est un pari.

Si cet article vous a fait réagir, dites-moi franchement: où mettriez-vous la limite?
Et si vous connaissez quelqu’un qui croit encore que “le numérique, c’est immatériel”, partagez-lui cet article.
Ça peut vraiment ouvrir une discussion utile.

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Dernière chose: nous sommes vraiment curieux de votre avis.

Où placez-vous la limite? Qu’est-ce que vous refusez qu’on “automatise” au nom du progrès?
Dites-le en commentaire, et si cet article vous a secoué, partagez-le autour de vous.
C’est souvent comme ça que les vraies discussions commencent.


FAQ

L’intelligence artificielle est-elle forcément mauvaise pour la santé globale ?

Non. Mais sans cadre clair, elle peut amplifier des dégâts déjà connus: énergie, ressources, dépendances, santé mentale, surveillance et donc nuire à l’équilibre de notre environnement vital.

Pourquoi dire que le numérique n’est pas “immatériel” ?

Parce qu’il repose sur des infrastructures physiques (serveurs, data centers, réseaux) qui consomment électricité, eau, métaux et territoires.

Les data centers consomment-ils vraiment autant ?

L’AIE estime qu’ils représentaient environ 1,5% de l’électricité mondiale en 2024 (environ 415 TWh) et pourraient atteindre ~945 TWh en 2030 dans son scénario de référence.

Est-ce compatible avec les objectifs climatiques ?

C’est justement l’incohérence: l’ONU rappelle que pour rester sur 1,5°C, il faut réduire les émissions d’environ 45% d’ici 2030.

Que peut faire un lecteur, concrètement ?

Réduire les usages inutiles, questionner les “gadgets” IA, exiger de la cohérence politique, soutenir la sobriété numérique et les solutions qui renforcent la résilience.

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