Depuis 2020, Patrick Stocco rassemble des documents sur la crise sanitaire et les campagnes vaccinales. Dans son entretien avec les Editions marco pietteur, il présente le travail collectif issu de cette recherche: ARNm: le bilan interdit. Le livre remet en question le bilan des vaccins contre le Covid et ouvre la discussion sur les décisions prises pendant la crise.
Le biologiste suisse estime que les conséquences de ces campagnes ont été sous-évaluées. Avec les autres auteurs, il croise données sanitaires, analyses statistiques, droit et éthique. Pourquoi revient-il sur ces chiffres? Que change, dans son raisonnement, la prise en compte de l’âge des personnes décédées? Et quelles responsabilités les auteurs entendent-ils interroger?
Dans cette vidéo, Patrick Stocco raconte la naissance du livre et développe les arguments qui l’ont conduit à contester les conclusions des autorités sanitaires.
Pour suivre cette enquête au-delà de l’interview, découvrez ARNm: le bilan interdit. La fiche du livre donne également accès à des pages de présentation et à son sommaire.
Bilan vaccins Covid: pourquoi Patrick Stocco rouvre le dossier
Au départ, il y a un journal tenu pendant la crise. Patrick Stocco y consigne les informations qu’il recueille, les annonces et les décisions qui se succèdent. Cette documentation nourrit ensuite un projet collectif: revenir sur les événements avec le recul et le temps qu’un livre permet.
Biologiste spécialisé en virologie moléculaire, Patrick Stocco apporte à ce travail son parcours scientifique et les questions qu’il se pose sur la technologie à ARNm.
Il décrit une équipe réunissant plusieurs disciplines et une préface de Pierre Chaillot. Le livre va ainsi au-delà de la biologie: les auteurs interrogent également les modèles employés pendant la crise, le consentement, le droit et la responsabilité des décideurs. Leur point de départ critique est assumé.
Cette chronologie occupe une place dans sa démarche: retrouver les informations disponibles au moment des décisions, puis regarder ce que les connaissances acquises depuis changent à leur lecture.

Quelles données Patrick Stocco met-il en discussion?
Patrick Stocco s’appuie notamment sur des signalements de pharmacovigilance et sur des évolutions statistiques observées après le déploiement vaccinal. Il y voit des indices convergents qui justifient, à ses yeux, de réexaminer le bilan présenté au public.
Les bases de pharmacovigilance recueillent des événements survenus après une vaccination pour repérer d’éventuels problèmes de sécurité. Dans le VAERS américain, un signalement ne signifie donc pas, à lui seul, que le vaccin a causé l’événement. Les déclarations constituent un point de départ pour les investigations; elles ne permettent pas de calculer directement la fréquence des effets indésirables. Consulter le fonctionnement du VAERS.
Pour comprendre les chiffres discutés dans l’entretien, plusieurs questions comptent: combien de personnes ont été vaccinées, quel âge avaient-elles et sur quelle période les événements ont-ils été recensés? Les infections au Covid et la fréquence habituelle de ces événements chez des personnes comparables entrent aussi dans l’analyse.
L’Agence européenne des médicaments reconnaît les myocardites et péricardites comme des effets indésirables très rares des vaccins à ARNm. Elle maintient officiellement une évaluation favorable de leur rapport bénéfice-risque dans les indications autorisées. Patrick Stocco conteste ce bilan dans l’entretien.
Pour examiner ce désaccord, il faut pouvoir consulter les données et comprendre comment chacun arrive à ses conclusions. Vous pouvez commencer par le suivi européen de sécurité.
Quelles questions restent sans réponse à vos yeux? Dites-nous en commentaire quelles données ou explications vous souhaiteriez obtenir.

L’entretien aborde également la fabrication de protéines non attendues lors de la lecture de l’ARNm. Des travaux publiés dans Nature ont documenté ce phénomène. Dans sa présentation de l’étude, l’équipe de Cambridge précise qu’aucun effet nocif associé à la réponse immunitaire observée n’a été constaté chez les participants étudiés. Ces travaux portent ainsi sur un mécanisme biologique dont Patrick Stocco discute les implications dans son argumentation. Lire la présentation des chercheurs.
Bilan de la vaccination: pourquoi parler d’années de vie perdues?
À quel âge les décès surviennent-ils? Cette question occupe une place importante dans le raisonnement de Patrick Stocco. Pour établir un bilan, il propose de prendre aussi en compte les années que les personnes décédées auraient pu vivre.
C’est le principe des «années de vie perdues»: estimer, à partir d’une référence d’espérance de vie, ce que représente un décès prématuré. Un même nombre de décès peut correspondre à un nombre très différent d’années de vie perdues, selon l’âge des personnes concernées.
Dans l’entretien, Patrick Stocco explique pourquoi cet indicateur l’a conduit à remettre en question le bilan généralement présenté des campagnes vaccinales. Il avance une comparaison fondée sur des âges moyens. Son interprétation dépend notamment des décès qu’il attribue à la vaccination, une attribution qui reste débattue.
L’entretien présente les grandes lignes de cette comparaison. Le livre offre davantage de place aux sources et aux hypothèses sur lesquelles les auteurs construisent leur raisonnement.
Retrouvez l’enquête dans son intégralité
Patrick Stocco
ARNm: le bilan interdit
Retrouvez les sources et la lecture critique développée par les auteurs, au-delà des extraits de l’entretien.
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Une enquête qui aborde aussi les choix politiques
La discussion porte aussi sur la manière dont les décisions ont été prises. Patrick Stocco décrit la peur des responsables publics comme un moteur de mesures qu’il juge disproportionnées. Le livre prolonge cette critique sur le terrain du consentement, du droit et de la responsabilité politique.
À la fin de l’entretien, l’intervieweur l’interroge sur le biais de confirmation. Patrick Stocco reconnaît que l’équipe partageait une lecture critique de la crise et se dit ouvert à une réfutation argumentée de son travail.

Dans les 432 pages de l’ouvrage, vous retrouverez les analyses des auteurs sur les données suisses et internationales, ainsi que les dimensions médicales, juridiques et philosophiques de leur enquête. Le sommaire permet de repérer les contributions qui répondent aux questions que vous vous posez.
Le retour sur les documents de la crise rejoint également le sujet de notre article sur les leçons du Covid et la mémoire sanitaire.
Poursuivez votre lecture
Patrick Stocco
ARNm: le bilan interdit
Consultez le sommaire et les pages de présentation de cet ouvrage collectif de 432 pages, publié dans la collection Résurgence.
Vous avez déjà lu l’ouvrage? Dites-nous en commentaire quel chapitre ou quelle référence a nourri votre réflexion.
Questions fréquentes sur le livre et le bilan vaccins Covid
Qui est Patrick Stocco?
Patrick Stocco est un biologiste suisse spécialisé en virologie moléculaire. Il présente dans cet entretien l’enquête collective ARNm: le bilan interdit, préfacée par Pierre Chaillot.
Quels sujets le livre aborde-t-il?
Le livre aborde les données sanitaires, les campagnes vaccinales et les décisions publiques, mais aussi le consentement, le droit et l’éthique. Il réunit plusieurs disciplines autour d’une lecture critique de la crise.
Pourquoi l’auteur parle-t-il d’années de vie perdues?
Cet indicateur tient compte de l’âge au décès et d’une référence d’espérance de vie. Patrick Stocco s’en sert pour discuter le bilan des campagnes vaccinales, selon les comparaisons et les attributions qu’il défend dans le livre.
Peut-on consulter le sommaire avant de commander?
Oui. La fiche officielle du livre propose plusieurs documents de présentation. L’ouvrage compte 432 pages et paraît chez les Editions marco pietteur, dans la collection Résurgence.













