Vous connaissez probablement l’angiotensine de nom, peut-être lu une fois sur une ordonnance pour la tension artérielle. Mais saviez-vous que ce système enzymatique discret pilote en réalité l’ensemble de votre physiologie, du rein au coeur, du système immunitaire au microbiote intestinal ? Et que sa perturbation serait au coeur de certains effets graves observés après infection par le SARS-CoV-2, ou après vaccination par ARNm ?
C’est ce qu’explique Jean-Marc Sabatier dans cette interview accordée à NTD, chercheur spécialisé en biologie cellulaire et microbiologie. Une lecture exigeante, documentée, qui tranche avec les simplifications habituelles sur le Covid-19.
Avant de regarder la vidéo, un point de cadrage: Sabatier présente ici ses travaux de recherche sur le SRA, un domaine qu’il publie depuis des années. Il formule aussi, à un moment précis de l’interview, une opinion personnelle qu’il identifie lui-même comme telle. Nous y revenons dans l’article.
Si vous voulez comprendre pourquoi certains effets post-Covid ou post-vaccination défient les explications classiques, le livre COVID-19 : La censure scientifique de Jean-Marc Sabatier et Marcel Gay pose précisément ce cadre.
Le système rénine-angiotensine : l’inconnu qui pilote votre corps
Le système rénine-angiotensine (SRA) n’est pas un système parmi d’autres. Pour Sabatier, c’est le « maître système » de l’organisme : il régule la pression artérielle, la fonction rénale, la réponse immunitaire innée, l’inflammation, et même l’intégrité des différents microbiotes. Quand il fonctionne bien, votre corps s’adapte, répare, résiste. Quand il est perturbé, tout peut basculer simultanément.
Au coeur de ce système se trouve un récepteur clé : l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, ou ACE2. Ce récepteur est présent sur les cellules endothéliales vasculaires, les cellules pulmonaires, cardiaques, rénales, intestinales. Il agit comme un frein sur les processus inflammatoires et prolifératifs. Le perdre de vue, c’est perdre le contrôle d’une cascade physiologique dont les conséquences peuvent mettre des mois à se manifester cliniquement.
Comment la protéine Spike dérègle ce système enzymatique clé

La protéine Spike du SARS-CoV-2 cible précisément le récepteur ACE2. En s’y fixant pour entrer dans la cellule, elle bloque ce récepteur et désactive une branche protectrice du SRA. Le résultat : une dérégulation qui peut favoriser l’inflammation chronique, la prolifération cellulaire anormale, et les troubles cardiovasculaires. Ce n’est pas une hypothèse spéculative : Sabatier avait décrit ce mécanisme dès mars 2020, avant que les données cliniques ne confirment l’apparition de cancers, de maladies autoimmunes et de complications cardiovasculaires dans la population infectée.
Ce qui est plus dérangeant, c’est que la protéine Spike du vaccin ARNm produit le même récepteur cible. Le corps fabrique lui-même cette protéine après injection, avec les mêmes capacités de liaison à ACE2.
Pour Sabatier, la logique de dérèglement du SRA s’applique donc aussi à la vaccination. Les données de biodistribution fournies par Pfizer à l’Agence Européenne du Médicament (EMA) montrent que les nanoparticules lipidiques ne restent pas cantonnées au site d’injection: elles se distribuent notamment au foie, à la rate et aux glandes surrénales chez l’animal. EPAR Comirnaty — rapport d’évaluation public EMA, 2021. La quantité d’antigène produite et sa demi-vie restent variables selon les individus.
Vaccins ARNm et système rénine-angiotensine : ce que les données montrent
Jean-Marc Sabatier identifie plusieurs points de friction spécifiques aux vaccins ARNm de nouvelle génération, notamment les formulations auto-amplifiantes. Ces vaccins contiennent un complexe réplicase, dérivé d’un alphavirus, capable de multiplier les copies d’ARN à l’intérieur de la cellule. Le problème: ce complexe enzymatique n’est pas spécifique. Il peut théoriquement agir sur d’autres ARN cellulaires, avec des effets impossibles à prédire individuellement.
Par ailleurs, les données sur la rétrotranscription et l’intégration génomique potentielle de fragments de la protéine Spike sont réelles et publiées. Une étude de 2022 conduite sur la lignée cellulaire hépatique humaine Huh7 a observé une rétrotranscription de l’ARNm BNT162b2 en ADN dans les 6 heures suivant l’exposition. Les auteurs eux-mêmes soulignent les limites du modèle in vitro, et des commentaires scientifiques ont contesté la portée clinique de ces résultats in vivo. Le débat reste ouvert. Aldén et al., Curr. Issues Mol. Biol., 2022 — DOI 10.3390/cimb44030073.

Un exemple concret éclaire la logique vaccinale plus générale: la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La vaccination avec un virus atténué, en cas de co-infection avec la souche sauvage, génère une multiplication de variants recombinants.
Sabatier y voit un mécanisme général: vacciner en période épidémique avec des virus vivants atténués peut favoriser l’émergence de variants, un phénomène décrit dans la littérature scientifique sur les capripoxvirus.
Note éditoriale: à un moment de l’interview, Sabatier avance une hypothèse de « stratégie de dépopulation ». Il la qualifie lui-même explicitement d' »avis personnel ». Nous ne la reprenons pas comme fait établi. Elle ne repose bien entendu sur aucune donnée publiée et sort du cadre de ses travaux de recherche. Le reste de son analyse, ancré dans le SRA et la biologie moléculaire, est en revanche documenté et défendable.
Jean-Marc Sabatier, directeur de recherche au CNRS, co-auteur avec Marcel Gay de deux ouvrages qui décryptent la crise Covid sous l’angle du SRA. Le livre COVID-19 : La censure scientifique revient sur le dysfonctionnement fatal du système rénine-angiotensine amplifié par le virus ou par la vaccination. Une enquête rigoureuse sur une mystification scientifique et l’étouffement de découvertes médicales. Disponible directement sur notre boutique.
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Ce que vous pouvez faire avec cette information
La question qui suit naturellement n’est pas « faut-il paniquer? » mais « comment s’informer sérieusement? » Le travail de Sabatier ne conduit pas à des injonctions thérapeutiques. Il ouvre un cadre de lecture : comprendre que le SRA est un levier physiologique central, que sa perturbation a des effets systémiques, et que les décisions de santé publique qui l’ignorent posent des questions légitimes.
Ce que vous pouvez faire concrètement : lire les sources primaires, distinguer ce qui est publié de ce qui est spéculatif, et poser des questions précises à votre médecin sur les mécanismes, pas seulement sur les statistiques. Les deux livres de Sabatier ci-dessous sont une base documentée pour commencer.

Ce que vous allez apprendre dans COVID-19 : Le naufrage de la science:
- Pourquoi les décisions sanitaires de la période Covid ont ignoré des données biologiques connues
- Comment la science peut être dévoyée par des jeux de pouvoir et des conflits d’intérêts documentés
- Quels mécanismes du SRA expliquent les pathologies émergentes post-Covid et post-vaccination
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Avez-vous déjà entendu parler du système rénine-angiotensine avant cet article ? Et cette grille de lecture change-t-elle quelque chose à votre compréhension de la période Covid ? Dites-le en commentaire.
Si cet article vous a apporté un cadre d’analyse que vous ne trouvez pas ailleurs, partagez-le : c’est exactement le genre de lecture utile avant de prendre une décision de santé.
FAQ
Le système rénine-angiotensine est-il vraiment impliqué dans les effets secondaires des vaccins ARNm ?
C’est la thèse centrale des travaux de Sabatier : la protéine Spike produite après injection cible le récepteur ACE2, qui régule le SRA. Cette liaison peut provoquer les mêmes dérèglements systémiques que l’infection naturelle. Les données de biodistribution EMA confirment que la protéine Spike ne reste pas localisée au site d’injection, ce qui amplifie le risque de perturbation du SRA dans d’autres organes.
Pourquoi ces travaux ne sont-ils pas plus médiatisés ?
Sabatier publie dans des revues à comité de lecture. La visibilité médiatique d’une recherche dépend de nombreux facteurs, dont les intérêts des financeurs et l’agenda des institutions sanitaires. Ce n’est pas une explication complotiste : c’est un biais documenté dans la sociologie des sciences, que le livre COVID-19 : Le naufrage de la science analyse en détail.
Les vaccins ARNm auto-amplifiants sont-ils plus risqués que les ARNm classiques ?
Selon Sabatier, oui : le complexe réplicase qu’ils contiennent peut amplifier la production de protéine Spike de manière non contrôlée, et pourrait théoriquement interagir avec d’autres ARN cellulaires. Ces vaccins sont encore en phase d’évaluation pour certaines indications, et les données à long terme manquent.
Faut-il pour autant rejeter toute vaccination ?
Ce n’est pas la position de Sabatier. Il distingue les vaccins traditionnels (virus inactivés, atténués) des vaccins ARNm. Son questionnement porte spécifiquement sur les ARNm et leurs mécanismes, pas sur le principe vaccinal en général.
Comment distinguer ce qui est scientifiquement établi de ce qui est spéculatif dans ses propos ?
Appliquez un critère simple : est-ce qu’il cite une étude ou un mécanisme connu ? Ou dit-il « c’est mon avis personnel » ? Dans cette interview, le dérèglement du SRA par la Spike est documenté. L’hypothèse de dépopulation est explicitement présentée comme opinion personnelle.












